Découvrez les Associations qui Transforment des Vies au Maroc
Bienvenue sur notre page dédiée aux associations humanitaires engagées dans différentes régions du Maroc. Ces organisations œuvrent avec dévouement pour améliorer les conditions de vie des enfants, des femmes, et des communautés rurales à travers des actions éducatives, sanitaires, sociales et environnementales. Explorez leurs missions, leurs projets et découvrez comment elles contribuent à un Maroc plus solidaire et durable.
ENFANTS DU DESERT
ENFANTS DU DESERT est une association humanitaire française Loi 1901 à but non lucratif créée en 2005 par Laetitia Chevalier.
Je parraine deux enfants dans le Sahara, à Rissani, près de Merzouga. En tant que résidente fiscale française, mon don de 50 € par mois, soit 600 € par an, m’ouvre droit à une réduction d’impôt de 66%, soit un reste à charge de 204 €. 200 € c’est un petit geste pour un grand impact. C’est sortir une famille dans le besoin de la misère, c’est permettre aux enfants d’aller à l’école avec des fournitures scolaires, d’accéder aux produits d’hygiène corporelle, à la maman d’avoir des bons alimentaires pour aller chez le boucher, l’épicerie et au marchand de fruits et légumes.
Enfants du Désert - Apprendre à lire, écrire, compter : un Droit !
Public cible
Enfants et familles des régions rurales dans les zones désertiques du Maroc (notamment autour d’Errachidia et Tinghir).
Actions
- Éducation
- Santé
- Accès à l'eau
- Construction d'écoles
L’accès à l’éducation est l’objectif principal de l’association Enfants du Désert, mais, conscient des corrélations entre la santé, les conditions de vie et l’accès à l’école, nous avons élargi nos champs d’actions afin d’opter pour une démarche globale en faveur des enfants.
En 2018, nous avons décidé d’aller plus loin dans la solidarité en apportant notre soutien aux femmes du désert dans le besoin. Notre objectif, les accompagner vers une autonomie financière et de vie.
2025: 🎂20 ans de l’association « les enfants du désert », 20 ans d’actions auprès des enfants et familles du Drâa-Tafilalet, et qui ont pris une ampleur incomparable grâce à notre partenariat avec le 4L Trophy !: des milliers d’enfants soutenus, de dons distribués, d’écoles construites…
Provinces d’Errachidia, de Tinghir et Midelt
- Education : construction de 50 salles de classe et de 18 blocs sanitaires auprès d’écoles
- Réalisation de 36 bibliothèques et remise de matériel scolaire et sportif à plus de 20 000 enfants par an
- Parrainage : + de 400 enfants accompagnés avec notre système personnalisé
- Médical : équipement des hôpitaux de la région en matériel médical, paramédical et produits de soin
- Hygiène : ateliers de sensibilisation toute l’année et remise de kits à des milliers d’enfants chaque année
- Précarité menstruelle : + de 15 000 culottes menstruelles remises lors d’ateliers de sensibilisation
- Logement décent : rénovation de plus de 15 logements de femmes élevant seules leurs enfants
- Autonomie des femmes : + de 45 femmes accompagnées à travers nos programmes
- Eaux et Assainissement : + de 10 projets d’accès à l’eau potable et à l’assainissement de base
L’Association TASKALA est une ONG marocaine fondée le 28 janvier 1998 qui œuvre pour le développement du village de Timiderte. Son objectif principal est de réfléchir avec les habitants pour trouver des solutions aux problèmes économiques et socioculturels afin d’améliorer le bien-être de la population locale.
Le village
Timidarte est un village oasien de Draa, 280 km au sud de Marrakech, il est situé à mi-chemin entre Zagora et Ouarzazate. Le village est accessible par la route nationale N9.
Objectifs
- Création d’emploi pour les jeunes et femmes
- Contribuer à préserver l’environnement naturel et culturel
- Diminuer l’immigration vers les villes
- Sensibilisation et éducation des enfants de la garderie et l’école de timidarte à la protection de l’environnement.
Activités
- Formation théâtrale et photographie
- Plantation des arbres
- Cuisine
- Contes racontés par des conteurs de Timidarte.
- Sorties avec les enfants de la garderie, les jeunes et les visiteurs.
- Accompagner l’école de Timidarte pour obtenir le label écologique de la fondation Mohamed VI pour la protection de l’environnement.
- Les jeunes jouent un roule important dans la culture de la démocratie participatif.
Animation et déroulement du projet
Ismail est un jeune diplômé et acteur associatif, il a étudié L’anglais et l’animation, il est membre fondateur d’une association de jeunes à Timiderte. Il s’occupe à organiser l’enseignement de langue anglaise et cours de l’histoire et prépare différentes activités d’apprentissage hors classe ; ateliers, sorties.. etc
SOS villages d’enfant Maroc est une association sans but non lucratif créé en 1985. Elle a pour objectif la prise en charge à long terme des enfants en situation de détresse, orphelins et sans soutien familial., car chaque enfant a le droit de grandir au sein d’une famille qui lui apporte affection, respect et protection. Chez SOS village d’enfants, nous donnons un cadre familial à des enfants qui n’en n’ont pas et nous aidons à bâtir leur avenir. Le village d’enfants SOS d’Ait Ourir est le premier village d’enfants SOS ouvert au Maroc. Il se trouve à environ 40 km à l’est de Marrakech, au pied des montagnes de l’Atlas. Le village offre un foyer à des enfants de 3 à 14 ans, accueillis et accompagnés par une équipe pluridisciplinaire. Tous les enfants sont scolarisés.
Le village d’enfants SOS d’Ait Ourir s’inscrit dans une démarche globale de protection de l’enfance au Maroc, visant à offrir un environnement familial et éducatif de qualité aux enfants qui en ont besoin. Le village d’enfants SOS d’Ait Ourir comprend :
- 14 maisons familiales: chaque maison abrite une famille d’enfants avec une mère SOS, offrant un environnement familial chaleureux et sécurisant.
- Des ateliers éducatifs: Ces ateliers permettent aux enfants de développer leurs compétences et de s’épanouir à travers différentes activités.
- Des bâtiments administratifs: ces bâtiments abritent les bureaux de l’équipe du village et assurent la gestion du village.
- Une maison de service: Ce lieu est dédié à l’accueil et aux services proposés aux enfants et à leurs familles.
Le village d’enfants SOS d’Ait Ourir s’inscrit dans une démarche globale de protection de l’enfance au Maroc, visant à offrir un environnement familial et éducatif de qualité aux enfants qui en ont besoin.
est une association marocaine crée en 2006 active dans la vallée des Aït Bougmez (Haut Atlas central, province d’Azilal), notamment dans les villages de R’bat et Akourbi. Elle œuvre pour le développement rural durable, en favorisant l’éducation, l’environnement, l’économie locale et le maintien du patrimoine culturel.
Ses domaines d’actions sont :
- Éducation & activités scolaires: organisation d’animations culturelles, sportives, plantations d’arbres, amélioration des infrastructures scolaires (toilettes, poubelles, sentiers pédestres…)
- Sport & jeunesse: Tournois de football, athlétisme, jeux, et fourniture de matériel (ballons, tenues…) en partenariat avec les institutions locales
- Accès à l’eau potable: Projet achevé en 2008 permettant désormais à chaque famille d’accéder à l’eau courante à domicile, facilitant le quotidien des femmes du village.
- Apiculture et économie solidaire: Formation de jeunes villageois, création d’un projet apicole en collaboration avec l’INDH (70 % financement public + 30 % fonds propre), génération de revenus et consommation locale de miel .
- Architecture traditionnelle & patrimoine: Sensibilisation aux matériaux locaux (pisé, pierre, bois) pour préserver l’habitat berbère et limiter l’usage de matériaux modernes peu durables.
- Environnement & agriculture biologique: En partenariat avec Terre et Humanisme pour promouvoir l’agriculture biologique et réduire l’usage de produits chimiques dans les cultures de la vallée.
- Coopération & volontariat: Accueil de volontaires, stagiaires, scouts, groupes de randonneurs ; organisation de tourisme solidaire (randonnée, voyages hors de la vallée) pour générer des revenus pour les projets .
- Centre de formation et « kasbah » : Création d’un centre avec maternelle, formations continues, coopérative pour femmes (en attente de financement), bibliothèque, salles informatiques et espace d’accueil touristique.
- Station de monte avec l’acquisition d’un taureau
Association pour le développement durable, l'écologie et l'environnement
L’association humanitaire à but non lucratif TIFAWINE créé en 2015, dont l’objectif est de soutenir le développement du village et des habitants de R’BAT, situé dans la vallée AIT BOUGMEZ.
Tifawine intervient en organisant de multiples actions telles que la construction d’un centre culturel pour la formation et l’éducation des jeunes, les projets de soutien scolaire et diverses missions humanitaires à long terme.
Le taux de scolarité pour les enfants de 6 à 12 ans est de 90,9%. C’est un chiffre plus que convenable Nous constatons une baisse du taux de scolarité chez les garçons mais surtout chez les filles de 13 à 16 ans. Beaucoup ne poursuivent pas leurs études en allant au collège. Les raisons évoquées sont l’absence de transport collectif pour se rendre au collège de Tabant situé à 5 km, et le besoin de main d’œuvre des parents pour le travail à la maison ou dans leurs parcelles.
La filière professionnelle n’est malheureusement pas très convoitée. Seulement trois adolescents suivent un apprentissage (deux en mécanique et un en menuiserie).
Développement de la femme rurale
Les femmes jouent un rôle clé dans la vitalité des communautés rurales. En plus de leur activité économique, elles contribuent de façon majeure à la vie de leur famille et de leur village. Pourtant, les politiques de développement rural ne reconnaissent pas souvent à leur juste valeur l’apport et le rôle des femmes, d’où une perte d’efficacité. La réussite d’une stratégie de développement rural dépend de la mobilisation du savoir-faire et des ressources de tous les citoyens et de la mise en oeuvre d’actions répondant à leurs différents besoins. Deux principes sont essentiels quant à l’efficacité d’une démarche de développement: la prise en compte de l’égalité entre les femmes et les hommes, et la participation de toutes et de tous.
La situation de la femme rurale au Maroc
Dans tous le Maroc, la situation des femmes reste globalement la même. Elles représentent plus de la moitié de la population totale.
En plus des tâches domestiques qu’elles effectuent (puisage de l’eau, ramassage du bois, préparation des repas, rôle de mère) les femmes prennent part à toutes les activités socio-économiques (agriculture, élevage, artisanat, petit commerce, etc.). Elles y consacrent 16 à 18 heures par jour sur les 24 heures que comptent la journée.
Il existe une sous-représentation des femmes dans les instances de décision.
Elles font face à de nombreuses difficultés d’ordre:
Economique
Une insuffisance de moyens financiers
Socio-culturel
- Les statuts sociaux défavorables et certaines pratiques culturelles maintiennent la femme dans un état de soumission.
- la majorité des femmes rurales, méconnaissent leurs droits et devoirs.
Éducationnel
- Un fort taux d’analphabétisme des femmes
- Un faible taux de scolarisation
Notre mission
Nous sommes certains que si nous responsabilisons les femmes et les équipons d’une part d’aptitudes, d’informations et de moyens de subsistance durables pour réaliser leur potentiels, et d’autre part nous leur donnons les capacités et l’espace nécessaire pour faire des choix transformateurs, nous aurons sans doute des communautés dynamiques, saines et inclusives. Tifawine a été créée pour apporter sa contribution dans ce combat du développement de la femme rurale à travers de multiples actions notamment :
- l’information, la formation et la sensibilisation des femmes villageoises
- l’éducation des femmes dans tous les domaines
- l’allégement des tâches domestiques
- la promotion d’activités génératrices de revenus (élevage, tissage, broderie, petit commerce, crédit..
- la promotion de la santé (boutique pharmaceutique..)
- la promotion de l’hygiène
- la promotion de la sécurité alimentaire
ASSOCIATION AFOULKI
ASSOCIATION AFOULKI association franco marocaine qui œuvre dans la province d’Essaouira
Les droits des enfants
C’est la motivation et la valeur première et permanente d’Afoulki, pour la défense des droits de l’enfant, notamment ciblée dans nos actions sur l’Education, la Santé, la construction de l’Autonomie et de l’Emancipation.
L’environnement culturel et la pauvreté créent au Maroc, notamment en milieu rural, des discriminations qui frappent le genre féminin d’une double à quadruple peine : quasi soumission et pas de perspective d’autonomisation, mariage précoce non choisi et déscolarisation dès la puberté.
Des infrastructures obsolètes
L’école rurale est la plupart du temps un cube en préfabriqué, posé au milieu de nulle part dans les années 60/70 de manière provisoire afin de faire face à une démographie galopante et des volontés affirmées de relever le niveau de scolarité et d’alphabétisation de la population. Mais les classes se délitent désormais très vite, l’accès est compliqué, l’amiante est encore présente dans des centaines de classes, les toilettes sont très souvent absentes ou hors d’usage.
Dépourvue de toilettes et sanitaires, l’école rurale est généralement désertée par la fille à l’âge de la puberté. L’accès à l’eau est un facteur majeur de l’émancipation de la fille et de la femme dans le monde.
Afin de faire en sorte que les enfants soient utiles aux tâches ménagères ou agricoles, le temps scolaire s’effectue à mi-temps. Le mélange des langues et des cultures rendent complexes, en milieu rural, l’enseignement des professeurs : arabe, français, amazigh, une ou plusieurs langues parfois non parlées par le maître ou par l’élève.
Actions: Rénovations d’écoles
Compte tenu de l’ampleur des travaux qui relèvent la plupart du temps de la rénovation de ruines, AFOULKI s’empare de la totalité des travaux de construction ou de réhabilitation : toiture (souvent en tôle ondulée, trouée par les jets de cailloux qui font alors un si joli bruit !), mur de clôture (parfois inexistant ou très endommagé), adduction d’eau (source, citerne ou réseau d’eau), construction de toilettes et sanitaires (souvent inexistants), peintures extérieures et intérieures, menuiseries, cours.
Les pouvoirs publics ont fini par nous encourager dans ces initiatives, en nous versant des subventions, parfois conséquentes, par le biais de l’INDH (Initiative Nationale pour le Développement Humain). Nous lançons alors un appel d’offres auprès des artisans locaux, pour la réhabilitation de 2, 3 voire 4 écoles. Notre travail consiste alors à suivre le bon déroulement des travaux et à trouver, en France, des compléments de financements.
La situation des filles
Dépourvue de toilettes et sanitaires, l’école rurale est généralement désertée par la fille à l’âge de la puberté. L’accès à l’eau est un facteur majeur de l’émancipation de la fille et de la femme dans le monde.
Afin de faire en sorte que les enfants soient utiles aux tâches ménagères ou agricoles, le temps scolaire s’effectue à mi-temps. Le mélange des langues et des cultures rendent complexes, en milieu rural, l’enseignement des professeurs : arabe, français, amazigh, une ou plusieurs langues parfois non parlées par le maître ou par l’élève.
Selon un rapport de l’Unicef de 2012, le taux de scolarisation des filles, en milieu rural, oscillait selon l’âge entre 40% et 50% seulement pour se rapprocher des 10 à 20% au-delà du primaire. Par ailleurs, le taux d’analphabétisation des femmes rurales était estimé à plus de 80%.Depuis lors, le Maroc a consenti d’importants efforts pour généraliser I’accès au primaire. Ces efforts ne sont pourtant pas capitalisés au niveau des différents cycles. Un taux de déperdition important est enregistré d’un cycle à l’autre ramenant la moyenne nationale de scolarisation à 87,6% au collège et a 61,1% au lycée.
L’analyse des données désagrégées du secteur de l’éducation démontre aussi d’importantes inéquités qui touchent essentiellement les enfants en milieu rural notamment les filles et les enfants en situation de vulnérabilité, particulièrement les enfants en situation de handicap. Le taux de scolarisation de ces derniers, selon les dernières statistiques disponibles, ne dépasse pas 32,4%. En milieu rural, les données montrent que les enfants de manière générale sont confrontés à des difficultés pour réussir la transition entre le primaire et le collège auquel seulement 69,5% d’entre eux accèdent. Ce taux chute à 30,6% en ce qui concerne leur accès au lycée et ne dépasse pas les 21,9% chez les filles.
Fonds Afoulki éducation(FAE)
Afoulki a créé le Fonds Afoulki Education (FAE), avec le soutien de quelques mécènes et l’appui financier et affectif de marraines et parrains. Ce dispositif autorise les filles à conduire leur scolarité jusqu’à l’obtention d’un diplôme qualifiant ou professionnalisant de leur choix, en recevant une bourse annuelle d’un montant correspondant à peu près aux coûts. La prise en charge par le FAE est formalisée lors d’une cérémonie se déroulant en début d’année scolaire, dans le centre rural d’Afoulki. Des bulletins semestriels sont échangés et un bilan collectif annuel est présenté aux adhérents de l’association, à la Délégation à l’Education Nationale et aux mécènes du Fonds.
Les parrainages
A la fois pour financer le fonctionnement du Fonds et le paiement des bourses, mais aussi pour développer un lien affectif entre le parrain, la marraine, la filleule et la famille, chaque fille est ainsi parrainée par un adhérent d’AFOULKI, en France, au Maroc ou en Allemagne. Plusieurs de ces adhérents ont développé des relations parfois très fortes avec les filles et leurs familles. La remise des bourses, lors de la rentrée scolaire, donne lieu à une cérémonie qui associe tout ce petit monde au Centre socioculturel.
Situation au Maroc
La situation des enfants au Maroc est encore aujourd’hui très fragile, ce qui est d’autant plus préoccupant dans un contexte où 50% de la population a moins de vingt ans, et où la croissance démographique est importante. « Du fait de la forte immigration rurale, de la pauvreté urbaine, de l’éclatement de la famille étendue et du travail précoce, l’enfant de la rue est devenu un spectacle habituel dans la plupart des grandes villes marocaines. »
Voici un certain nombre de constats, dressés par l’UNICEF concernant la situation des enfants au Maroc
- La majorité des enfants du pays sont privés d’un à deux droits inscrits dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.
- 40,3 %, c’est le taux de pauvreté multidimensionnelle (2 privations ou plus) des enfants, dont 69% en milieu rural et 17,7% en milieu urbain.
- 65% des enfants qui appartiennent à une famille pauvre ou vulnérable sont privés de multiples droits, contre 34,6% pour les autres enfants.
- Près d’un enfant sur deux n’a pas d’assurance maladie. Les autres privations dont ils souffrent sont le logement (32,4 %), la nutrition (27,1%), l’eau (23,4%), l’éducation (18 %), la santé (13%) l’assainissement (8,3%) et l’information (0,6%). 12,1% des enfants sont pauvres ou vulnérables monétairement.
- 2,9% des enfants âgés entre 15 et 17 ans chevauchent des privations ayant trait à l’infrastructure (eau, assainissement et logement).
- 1,8% des enfants âgés de moins de 4 ans sont simultanément privés de soins, d’eau et d’alimentation.
Le travail des enfants et leur exploitation
Afin de répondre aux besoins financiers des familles, tous leurs membres sont souvent contraints de travailler, y compris jeunes et enfants, bien souvent au dépend de leur scolarité, l’école n’étant toujours pas considérée comme un moyen de promotion sociale. Malheureusement dans bien des cas, les enfants et jeunes sont exploités : les filles comme petites bonnes, les garçons pour des travaux d’agriculture, mécanique, élevage, menuiserie, couture, etc… Sans contrat ni aucune protection sociale, ils doivent effectuer des tâches pénibles et ce, pendant de longues heures et pour un salaire bien en deçà du salaire minimum. Bien que, désormais, un code du travail des enfants ait été élaboré au Maroc, il est loin d’être vraiment respecté, et l’UNICEF a relevé environ 86.000 enfants qui travaillent aujourd’hui au Maroc.
La vie dans la rue
Beaucoup d’enfants et de jeunes en arrivent à penser que la rue offre des solutions que la société n’a pas su leur proposer : une économie informelle, la liberté et un sentiment d’appartenance à un clan, sorte de famille de substitution dans un contexte où on commence à observer au Maroc un délitement de la structure de la famille traditionnelle. Dans la rue, ils développent une intelligence de survie mais aussi beaucoup de dépendances au vol, à la mendicité ou à la consommation de colle et d’autres drogues. Si certains souhaiteraient en sortir, d’autres ont su l’apprivoiser et ne veulent plus la quitter. Pourtant elle les expose tous à de réels dangers tels qu’à des violences physiques ou sexuelles, au manque d’hygiène, à des carences alimentaires qui ont des répercussions sur le développement, la santé mentale et/ou physique du jeune.
L’exclusion et l’isolement
Le Maroc compte 13.500 enfants abandonnés et 25.500 enfants en situation difficile. De plus, 400.000 enfants sont en situation d’abandon scolaire. « Les causes principales de cet abandon résident d’une part, dans l’échec scolaire enregistré par de nombreux enfants et l’absence de structures à même de les aider à renforcer leur niveau et, d’autre part, le faible attrait de l’école publique qui ne propose aucune activité parascolaire d’épanouissement aux enfants ». Dans un climat si peu propice à la confiance en soi et en l’autre, nombreux sont les enfants et jeunes en total déni de soi et qui rejettent toute institution car ni la famille, ni les centres de rééducation ne leur ont permis de s’en sortir. Cela fait d’eux des individus en marge de la société, augmente la probabilité qu’ils connaissent des comportements déviants et destructeurs envers eux-mêmes, et brime leurs chances de réintégration par la suite.
Buts poursuivis
L’objectif général d’Al Karam est de redonner un statut et une dignité aux enfants en les réintégrant dans la société via une insertion scolaire et/ou un appui à l’insertion professionnelle via la délivrance d’une formation professionnelle ou d’un stage, par exemple. Il peut s’agir d’enfants des rues, enfants travailleurs, enfants en rupture scolaire et/ou illettrés, enfants handicapés, enfants issus de familles vulnérables, etc…
Les objectifs sont de prévenir le travail, la mendicité et l’exploitation physique et sexuelle des mineurs ; d’assurer la réhabilitation physique et morale des enfants accueillis ; de sensibiliser les pouvoirs publics, les enfants, les jeunes et les familles sur les droits inscrits dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.
Public ciblé
L’association intervient auprès d’enfants, d’adolescents et de jeunes adultes de 15 à 25 ans, en rupture avec la société et dont les parents ne peuvent assumer leurs responsabilités éducatives et/ou économiques. Elle intervient également auprès des parents, afin de mettre en œuvre des actions de sensibilisation et de prévention dans le cadre du soutien à la parentalité, en vue de favoriser la prévention des situations précaires et les réintégrations familiales.
Missions et programmes
Santé et prévention
- Organisation de caravanes médicales pluridisciplinaires (opération Securaid) offrant consultations, dépistages (cancer du sein/utérus, cataracte…) et distribution gratuite de médicaments via une pharmacie mobile. À chaque édition, plus de 30 professionnels (médecins, infirmiers, sages-femmes) sont mobilisés pour venir en aide à plusieurs centaines de personnes.
- Par exemple, le déploiement d’actions autour du dispensaire itinérant multidisciplinaire dans la commune de l’Ourika a permis de compléter et surtout d’enrichir les services aux bénéficiaires. D’une part, la mobilisation du corps médical a été rendue possible grâce à l’association des médecins privés de Marrakech et du CHU notamment, la pharmacie gratuite mobile a été mise en place grâce aux laboratoires partenaires, la campagne de prévention bucco-dentaire, à travers la distribution de kits complets liés aux soins dentaires a été soutenue par une enseigne spécialisée, les transports ont été assurés par une ONG d’utilité publique, la logistique terrain a été gérée par une société de conciergerie partenaire, des vêtements chauds ont pu être distribués en fin de parcours grâce à la mobilisation d’une enseigne de sport, enfin, et pour oublier les longues files d’attentes liées aux consultations médicales, un Kid’s Club pour les petits a été initié par les bénévoles de MekkiL’, attirant plus d’une centaine d’enfants, soutenu par une mécène privée.
- Partenariat avec le dispensaire « Dar Al Oumouma », une maternité surveillée recueillant près de 1 400 femmes par an, soutenue par MekkiL’ depuis 2018
Éducation et alphabétisation
- Cours dispensés par le Centre de formation MekkiL’ pour près de 60 femmes, portant sur le français, l’arabe, l’histoire, la géographie ou les sciences, afin de faciliter leur insertion professionnelle
- Initiatives comme Educalpha 200, une solution numérique adaptée aux besoins éducatifs en milieu rural (lancée en 2022)
- Distribution de recharges de data mobile en partenariat avec Orange Maroc, afin d’assurer la continuité scolaire durant la pandémie et éviter l’abandon scolaire
Insertion sociale et sport
- Projet Kids Zone et programme Douars en vie : aménagement d’aires de jeux et multisports (football, basket, volley, ping‑pong…) dans des douars comme Seraghna pour près de 300 enfants et 100 femmes.
- Partenariats avec l’Atlas Tennis Club de Marrakech, Marrakech Kart Racing Decathlon Maroc pour offrir aux jeunes des expériences enrichissantes en dehors de leur environnement habituel
Aide alimentaire et solidarité
- Distribution de paniers alimentaires dans les douars les plus démunis, souvent en contexte de crise (Covid‑19, séisme…), en collaboration avec divers partenaires locaux.
- Actions post-séisme (notamment après celui du 8 septembre 2023 dans la province d’Al Haouz, magnitude 6.7‑6.9) : distribution d’abris, couverture, matériel d’hygiène, relance de basses‑cours, soutien économique local, etc.MEKKIL’+1Atlasinfo+1.
Éducation à l’environnement
- Même si l’information grand public est moins détaillée, MekkiL’ mentionne explicitement l’éducation à l’environnement comme l’un de ses six axes prioritaires, en lien avec le développement durable des communautés rurales
Si vous cherchez d’autres associations, il y a également l’Association Dar Al Oumouma (Rabat) ou l’Union Féminine pour le Développement (UFD, basée à Agadir) ou Anakhil pour le développement et la coopération des femmes de la palmeraie de SKOURA.